Sous le rocher

Blog des émissions de radio "Sous le rocher, le homard", "Pas plus haut qu'le bord", et divers reportages audios. Photos et reportages sur le Venezuela

08 juin 2009

Marc Jourdan, « le psy qui traîne »

Pierre Bourdieu considérait la sociologie comme un sport de combat. Pour Marc Jourdan, le qualificatif convient aussi à la psychologie. À ceci près, qu’il ne s’agit pas là d’une métaphore. Deux fois champion de France de boxe française, « le psy qui traîne » siège sur le ring. Et comme le boxeur, il ne s’échappe pas dans le face à face, il fait front, il embrasse, il étreint l’autre et sait aussi le tenir à distance, le bousculer, le combattre dans sa névrose, dans sa souffrance.

Marc Jourdan est psychologue clinicien depuis 1995 au sein de l’association « Partage » dans le quartier de la Faourette, à Toulouse. Et depuis quelques années, il a mis en place le dispositif du « psy qui traîne ».

Quand on arrive dans sa tanière, il n’est pas encore là. Absent, et pourtant si présent. Patricia s’occupe de l’accueil, elle garde sagement l’entrée de cette maison des chômeurs. 12h30, il n’est toujours pas là. Pourtant, ça grouille de vie, d’histoire, ça sent le partage, ça rigole de tout, de rien, ça se raconte la journée d’hier, celle de demain. Chacun semble l’attendre….
12h45, Marc Jourdan prend place autour de la table commune. Chaque personne peut devenir un patient, c’est à chacun de le décider. Parfois, ils ne se disent rien. Ce n’est pas le moment. Parfois, une jeune fille tente une approche. Elle souhaite parler de son manque d’appétit, de ces moments où elle se fait vomir… La jeune fille regarde son assiette vide et ce drôle de psy en face, qui mange goulûment comme si de rien n’était. Juste des regards qui s’échangent. Elle viendra le voir plus tard.
Marc Jourdan est là, toujours présent, jamais envahissant. C’est ça la grande idée ; traîner auprès des gens, manger, boire un café, parler de tout et de rien, et laisser venir. Étrangement, l’agenda se remplit. Réfractaires à la psy, aux mots du moi, aux maux du ça, les habitants du quartier viennent peu à peu livrer, dans une convocation singulière, tout ce qu’ils gardaient jusque-là prisonnier en eux.

« Le psy qui traîne » joue le corps à corps. Il s’autorise ceux que d’autres professionnels refusent. Il quitte sa place d’exception, la blouse blanche du psy, du sachant, pour oser se mettre en danger.

Car là est bien sa singularité. Marc Jourdan n’est pas un psy comme les autres. Il se livre dans l’échange, accepte la proximité, jusqu’au corps à corps réel lors de ses ateliers. Comme l’ensemble des participants, il va adopter parfois des postures de régression. « Je participe avec les gens aux ateliers cliniques sur le corps. Je parle, je dis ce que ça me fait, ce que je ressens, alors les paroles se débloquent ». Parfois décrié par ses collègues psychologues pour ses méthodes peu orthodoxes, Marc Jourdan s’appuie aussi sur Lacan, Winnicott ou Freud.

Le thérapeute n’est rien sans l’homme. Marc Jourdan a 60 ans, une stature qui en impose avec ses 1,85 m. Ses cheveux épais, poivre et sel, lui confèrent un air de sagesse. Les yeux verts pétillent encore et toujours. Ils s’animent lorsqu’il raconte son parcours pour le moins chaotique.

Élève de lycée turbulent et peu enclin aux études, il redouble trois classes, signe évident du mauvais élève. Heureusement, mai 68 passe par là, et grâce au sport et à l’indulgence du jury, il obtient son bac à 21 ans.
« Il fallait que je quitte Paris ». C’est l’agriculture qui lui tend les bras, ou plutôt, c’est lui qui lui offre les siens. Pendant 15 ans, dans le massif central, près d’Aurillac, il produira du fromage de chèvre. Attention, ce n’est pas le côté baba-cool qui l’a emmené vers cette activité, c’est la nature, la grandeur des collines et des forêts, l’abrupt des reliefs. Car ce que Marc Jourdan recherche c’est la quête du beau, c’est l’art. Tout en fabriquant son fromage, il se consacre à sa vraie passion : la photo. « Sûrement, mon vrai métier » dit-il avec pudeur.

À l’instar des artistes majeurs, Marc Jourdan photographie jusqu’à l’obsession, jusqu’à la limite. Les écorces des platanes de Paris sont autant de rorschach, les feuillages, une peinture d’ombres et de lumières, transparence de l’âme…
Dans ses montagnes du cantal, il fixe sur la pellicule les châtaigneraies, jusqu’à épuisement. « Pendant une année, j’ai photographié la forêt au crépuscule, à la limite de la disparition de la lumière, à la limite de la disparition de la forêt, finalement, à la limite de la disparition de moi-même… ». Et de rajouter, en levant ses yeux clairs : « un tout petit peu plus et on bascule, il n’y a plus de lumière, plus d’image, plus de photographe ».

Marc Jourdan, le « psy qui traîne », est ainsi ; artiste fragile, thérapeute singulier, boxeur au grand cœur, photographe de l’absolu, un homme peut être...

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30 octobre 2008

Quand la souffrance est plus grande

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Mardi, rendez-vous à la radio sociale de Petare pour présenter l’ergonomie. Après avoir été quelque peu importuné par la police qui cherchait visiblement à améliorer l’ordinaire en tentant le coup avec un petit français, peine perdu, mes poches étaient quasiment vides, me voilà enfin au studio. Emission bien menée, des interlocuteurs de qualité, attentifs et connaisseurs en matière de conditions de travail : Luis, spécialiste de la question au sein du ministère du travail et Carlos, chargé de mission au sein du ministère de l’environnement. Une bonne émission donc…

Après l'émission, pour repartir, en compagnie de Luis, nous prenons alors le métro à la station Petare, du nom d’un des plus grands bidonvilles de Caracas. Selon les chiffres, autour de deux millions d’habitants. Petare, un bidonville où la violence est aussi légendaire. Sur le quai nous échangeons sur le travail, la santé des travailleurs, quand un crie retentit, et là j’aperçois une jeune fille qui vient de se jeter sous les rames du métro. Je l’aperçois furtivement alors qu’elle est recroquevillée entre les rames du métro, puis disparait le temps que le métro se stabilise. Deux femmes sont là à mes côtés épouvantées, en larmes. Luis qui a vu la scène en totalité m’indique que les deux femmes étaient avec la jeune fille.

La foule s’avance pour voir la tragédie, pendant que nous partons traumatisés par cet acte insensé. Comme une trainée de poudre, l’information parcours la gare, et de toutes parts, les gens accourent par curiosité. Je n’ai jamais compris cette curiosité macabre. Peut-être s’agit-il d’une sorte de besoin de se confronter à la mort pour s’en convaincre, pour la voir et la rendre plus humaine. Peut-être pour savoir si la personne fait partie d’une de ses connaissances…

Mais pourquoi se suicider de la sorte ? D’après certaines études canadiennes, le suicide dans le métro se fait proche de chez soi, dans une station proche. Faut-il y voir la volonté d’exprimer quelque chose de singulier à sa famille ? On remarque aussi que ce sont souvent des personnes à faibles revenus. Et ici, à Petare, la misère est toujours présente. Pendant des années, cette population était totalement abandonnée par l’Etat, aucun service public, aucune aide de quoi que ce soit, aucun avenir, aucun horizon possible. Avec le développement des missions d’alimentation, de santé, d’éducation notamment, la misère s’est amenuisée, mais la pauvreté existe toujours très largement. Faut-il voir chez cette jeune fille l’acte désespéré d’une représentation d’un horizon bouché ? Nous ne le saurons jamais.

Mais pourquoi le métro ? Cette manière de se donner la mort est d’une rare violence, d’abord elle se fait devant les voyageurs, comme si la personne voulait montrer au monde entier son désespoir, l’inscrire dans la mémoire collective. Il semble aussi que ce genre de suicide ne soit pas impulsif, mais réfléchi, prémédité. D’ailleurs, souvent, la personne tire la sonnette d’alarme et annonce son désir de mettre fin à ses jours. Dans les quartiers populaires, plus qu’ailleurs encore, les possibilités de prendre en charge cette détresse sont quasi inexistantes. Ce genre d’acte, renvoie à la destruction corporelle, à la mutilation. Il ne peut être compris sans le rapport au corps. Et on sait qu’au Venezuela, le corps joue un rôle important dans le psychisme de jeunes filles. Nombres d’entre elles rêvent de chirurgie esthétique. Et puis la mutilation, notamment l’automutilation, indique une volonté de punition, et surtout le besoin d’être entendu. Par le geste autodestructeur, il s’agit de calmer sa souffrance. Se suicider en se jetant sous les rames d’un train est peut-être le stade ultime, où l’individu ne trouve plus aucune issue, où la souffrance ne peut être apaisée,  seule la mort le permet…

 

Posté par popoff à 18:25 - Venezuela - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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25 février 2008

Les enfants tyrans

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« Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter (…) alors c'est là en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie ». Ainsi parlait Platon au 3ème siècle avant JC.
Au XXIème siècle, la tyrannie s’installe parfois dans nos foyers, elle est l’œuvre de nos enfants. Devenus rois des lieux, ils prennent peu à peu la place du tyran dans la famille.
Enfants-rois, ils sont des enfants proies de la société de consommation, ils sont prescripteurs d’achat et la cible privilégier des publicitaires en tout genre.
Enfants tyrans, ils sont aussi victimes d’un malaise éducatif. Dans la toute-puissance, au centre de toutes les préoccupations, ils n’ont pas les balises et les repères suffisants pour naviguer dans la vie. Ces enfants-là sont dans la souffrance.
L’évolution de la famille joue-t-elle un rôle important dans la genèse de ses enfants rois ? Existe-t-il une bonne autorité ? Quelles sont les règles à mettre en place ? Faut-il sanctionner ?

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Emission du 25 février 2008 sur Radio Mon Païs (90.1) – Toulouse (59mn)
Invité :

  • Sylvie Companyo, directrice de l’école des parents de Toulouse, et psychologue

Quelques références :

  • "Enfants-rois, plus jamais ça" de Christiane Olivier, Editions Albin Michel, 2002
  • "De l'enfant roi à l'enfant tyran" de Didier Pleux, Editions Odile Jacob, 2002,
  • Alain Braconnier “Psychodynamique et Psychanalyse” (Masson, 1998)
  • Alain Braconnier et D. Marcelli, “L’Adolescence aux mille visages” (Odile Jacob, 1998).

12 novembre 2007

Comment parler de la mort aux enfants

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« Quand on meurt c'est au bout de combien de temps qu'on est plus mort ? » interroge Yohan, 6 ans, dans « Sages paroles d'enfants » d'Edwige Antier

 

C'est quoi la mort pour un enfant de 3 ans, pour un de 6 ans, pour un de 10 ? C'est quoi la mort, pour nous, adultes, responsables, parents ?
Cette question, largement évacuée dans nos sociétés, resurgit brutalement à l'occasion d'un deuil, et là, force est d'admettre que nous sommes souvent désemparés.

 

Pourtant, l'enfant, quel que soit son âge a besoin d'une réponse, d'une réponse adaptée à son âge, bien sûr, mais aussi d'une réponse adaptée au mort en question.

 

La mort du petit chat, ce n'est pas la même que celle du grand-père, de la petite sœur, du père ou de la mère, ou de l'enfant lui-même...

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Emission du 12 novembre 2007 sur Radio mon Païs (90.1) Toulouse - 59mn
Invités :

  • Dr Michel Vignes, médecin-psychiatre, responsable de l'équipe mobile de psychiatrie de liaison à l'hôpital des enfants de Toulouse.
  • Bruno Boussagol (au téléphone), metteur en scène, exposition spectacle "la belle au bois mourant", parler de la mort avec les enfants... Compagnie de théâtre "brut-de-béton".

Quelques Références :

  • « La vie et la mort »   de Brigitte Labbé et Michel Puech ; ed Milan jeunesse, coll. Les gouters philo. 2007 (à partir de 8 ans)
  • « Au revoir blaireau »  de susan Varley , ed folio benjamin, gallimard jeunesse ; 2001 (3-5 ans)
  • « L'arbre sans fin »  de Claude Ponti ; l'école des loisirs, 2007 (3-5 ans)
  • « Grand-père est mort »  de Dominique de Saint Mars et Serge Bloch, ed calligram, coll « ainsi va la vie », 1995 (peite fiction sous forme de BD – à partir de 6 ans)
  • « La Déclaration, L'histoire d'Anna »  de Gemma Malley éditions Naïve, 2007
  • « La mort expliquée à ma fille »  de Emmanuelle Huisman-Perrin, Ed. Le Seuil, 2002
  • « Parler de la mort » de Françoise Dolto, Ed. Mercure de France/Gallimard, 1998

Infos pratiques :

  • Vivre son deuil - Tél. 01 42 38 08 08
  • Apprivoiser l'absence - Tél. 01 46 66 56 43
  • Association Kevin - Tél. : 02 35 80 80 98 - www.kevin.asso.fr

22 octobre 2007

Les troubles du comportement alimentaire, l'anorexie.

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Chacun garde en mémoire la campagne « No anorexia » d'Olivero Toscani, en Italie, et bien sûr l'affiche terrible de cette jeune fille posant nue et pesant 31 kg.
Cette image a choqué, mais elle a aussi permis de considérer l'anorexie, non comme une simple question de refus de s'alimenter, mais comme un problème dont les dimensions psychiques et psychologiques sont déterminantes.

 

Cette maladie concerne pour l'essentiel les jeunes filles de 12 à 20 ans. 2% des femmes seraient atteintes d'anorexie. En 20 ans, les cas d'anorexie se seraient multipliés par 4. Ce processus morbide conduit à la mort. Après 10 ans d'évolution, 5 à 10% des malades décèderaient, 20% après 20 ans.

L'anorexie mentale n'est donc pas un phénomène mineur et au delà  des chiffres, il convient d'en comprendre le processus, les origines, psychologiques, familiales, sociales, voire biologiques.

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Emission du 22 octobre 2007 sur Radio mon Païs (90.1) Toulouse - 59mn

Invités :

  • Dr Dany Frisch-Benarous, médecin-psychiatre, Clinique Castelviel. Membre de l'association française de thérapie comportementale et cognitive. Thérapeute familial.
  • Fabienne Gouin, ancienne anorexique.

Quelques références :

  • Philippe Jeammet « Anorexie - boulimie : Les paradoxes de l'adolescence », Hachette, 2004.
  • Xavier Pommereau, Jean-Philippe de Tonnac « Le mystère de l'anorexie », Albin Michel, 2007.
  • Ysabelle Lacamp, « Une jeune fille bien comme il faut », ed LGF, 1991.
  • « L'Anorexie et la Boulimie de l'adolescente » par Henri Chabrol. Que sais-je? 1998
  • Olivier et Patrick Poivre d'Arvor, « J'ai tant rêvé de toi » Albin Michel, 2007.
  • Daniel RIGAUD, « Anorexie, boulimie et autres troubles du comportement alimentaire » Essentiels Sciences, médecine et santé – ed ; Milan.
  • Camille Peretti de la Rocca, « Thornytorinx » ed pocket, 2005.

Infos pratiques :

  • Groupe d'étude français sur l'anorexie et la boulimie, Tél : 01 45 43 44 75
  • Anorexie-Boulimie Midi-Pyrénées, abmp31@yahoo.fr
  • association Anorcri « anorexie, boulimie » www.anorcri.com

08 octobre 2007

Le poids des secrets de famille

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A l'affiche, le film de Claude Miller « Un secret », adaptation cinématographique du roman éponyme de Philippe Grimbert. Un récit bouleversant qui raconte comment le jeune Philippe, fils unique, s'invente un frère imaginaire, et découvre peu à peu le terrible secret qui entoure sa famille.

 

C'est à 40 ans que le comédien Daniel Prévost apprend par une vieille tante mourante le secret de famille : « ton père était un Algérien, un ouvrier. Il avait rencontré ta mère à  Saint-Denis. Tu t'appelles Aït-Salem ». Il mettra dix ans à s'en remettre.

Jack Nicholson, quant à lui, a découvert à 38 ans, dans un article du Times, que celle qu'il prenait pour sa sœur était en réalité sa mère.

 

Peut-être chez vous aussi, y a-t-il un secret caché, tapi derrière une porte verrouillée.
"L'enfant a toujours l'intuition de son histoire. Si la vérité lui est dite, cette vérité le construit." Nous dit Françoise DOLTO.
Mais comment sent-on qu'il y a quelque chose d'étrange dans notre histoire, une parenthèse, un vide ? Comment peut-on s'en libérer et se construire dans sa totalité ? Comment rassembler le puzzle pour enfin exister ?

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Emission du 8 octobre 2007 sur Radio mon Païs (90.1) Toulouse - 58mn
Invité :

  • Marc Bradfer, auteur de « fils de prêtre »

Quelques références :

  • "Fils de prêtre" de Marc Bradfer - Édition Elytis, 2004 "Le secret", de Philippe Grimbert - Ed. Grasset, 2004
  • "Aïe, mes aïeux", Anne Ancelin Schützenberger, Paris, Desclée de Brouwer. (17ème édition élargie, 2004)
  • "Secrets de famille, mode d'emploi", Serge Tisseron, Ramsay,
  • "Nos secrets de famille", Serge Tisseron, 1999
  • "Tintin et les secrets de famille", Serge Tisseron - Ed. Aubier, 1992

Infos pratiques :

  • La société française de thérapie familiale :  www.psychanalyse-famille.org
  • l'AIVI (Asso Internationale des Victimes de l'Inceste) - www.aivi.org
  • l'Institut de la Famille - www.institut-famille.com

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