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D’abord, c’est le terminal de bus Oriente, après Petare. Toutes les destinations pour l’Est et le Sud du pays, vers les confins de la Péninsule de Paria, vers l’Orenoque, vers les territoires Pémons et Gran Sabana, vers la frontière du Brésil, vers la zone amazonienne.

Toujours une aventure pour prendre un bus, surtout en pleine saison des vacances de Noël. Au Venezuela, les habitants voyagent et traversent tout le pays pour passer les fêtes de fin d’année en famille. C’est donc la pire période pour se balader dans le pays, car on n’est jamais sûr de pouvoir prendre un bus. L’effervescence devient cacophonie.

Enfin un bus pour Cumaná. Un bus ejecutivo, pas un bus cama qui permet de s’allonger presque entièrement. Confort sommaire, mais visiblement en état de fonctionnement.

Visiblement…

Deux ou trois heures du matin, le bus s’arrête en rase campagne, dans la nuit totale. Pas d’éclairage public, pas de bande d’arrêt d’urgence, une impression de solitude. Que se passe-t-il ? Une courroie a lâché. Réparation sommaire du chauffeur et ça repart. Une heure plus tard, nouvel arrêt. Toujours la nuit, toujours la solitude, et cette sirène qui ne cesse de sonner, indiquant l’ouverture du coffre à l’arrière du véhicule.

Tout à coup un bruit violent, sourd, des cris, la bousculade dans le bus. Une jeune femme apparaît le visage ensanglantée, un homme sort à vive allure prévenir le chauffeur qu’une pierre a été lancée depuis l’extérieur et a brisé la vitre. Certains appellent la police, craignant une attaque de pirates de la route…

Le chauffeur fait ce qu’il peut et redémarre son bus, enclenche la première pour chercher un lieu plus sûr pour effectuer sa réparation.

Finalement, Cumaná apparaît, plus de peur que de mal…

Deux heures plus tard, c’est Araya et son fort, ses salines et la combativité des travailleurs du sel, en grève depuis près de trois mois… mais c’est une autre histoire.

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