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A l'heure du retour, après presque six mois passés dans ce Venezuela tantôt adoré tantôt honni, les sentiments restent partagés…

Des rencontres, merveilleuses, vivantes, enthousiasmantes, d’autres plus troubles, voire troublantes, un engagement sans cesse en recherche, en mouvement, en questionnement. Un pays complexe, empli de ses contradictions, de ses arrangements, de ses espérances, un pays qui se cherche et un peuple qui oscille entre la frénésie révolutionnaire et l’apathie consumériste. Un Président qui provoque l’euphorie, l’élan, l’espoir et qui inquiète de par sa solitude au pouvoir. Un changement, un bouleversement, une révolution qui s’est mise en marche il y a dix ans et qui est pacifiste. Ici, pas de morts comme à Gaza, ici, pas de prisonniers politiques, ni d’assassinats politiques comme en Russie, ici, pas de journalistes bombardés comme à Bagdad, ici pas de prisons sans jugement comme à Guantanamo, ici, des médias d’opposition qui se font la voix des États-Unis et de l’oligarchie toujours puissante, caricaturant Chavez comme jamais en France le CSA ne l’autoriserait, heureusement !

Venezuela, mon Amour !

Venezuela de toutes les passions, de tous les extrêmes. Los Leones de Caracas qui gagnent et c’est toute la ville, sans discrimination de couleur, de statut social qui explose de joie. Le base-ball, plus qu’un sport, c’est une communion du peuple caraqueño.

Venezuela, mon Amour !

El la salsa, envoutante, tourbillonnante, de Willie Colon, Marc Antony, Hector Lavoe, Oscar de Leon, et du Gran Combo, la salsa qui grise, qui embarque, au bras d’une de ces princesses des caraïbes à la peau satinée et au regard mystérieux.

Quel bilan ? Après tout, faut-il faire un bilan ?

Et puis, il y a l'horizon...

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