imagesÉcouter l'émission

Depuis de nombreuses années, les chercheurs travaillent sur la place de la mère au sein de la famille. Celle du père fait aussi l’objet de nombreuses réflexions. Mais qu’en est-il de la place des frères et des sœurs ?
Les contes et les légendes font pourtant la part belle aux relations fraternelles. La légende romaine des deux frères Remus et Romulus, abandonnés par leur mère et élevés par une louve, symbolise la rivalité, structurante semble-t-il, mais qui aboutit au meurtre de Romulus par Remus.
Les contes de notre enfance mettent en scène également les relations fraternelles, où l’aîné jouit de toutes les faveurs, alors que le cadet est le plus souvent méprisé. C’est pourtant ce dernier qui s’en sort le mieux, à l’instar du Petit Poucet ou de Cendrillon.
Jalousie et complicité, rivalité et fraternité, haine et amour, autrui et soi. Les relations fraternelles semblent se décliner dans l’ambivalence permanente. Comme s’il s’agissait d’être à la fois « même » et à la fois « différent ».

Emission du 28 avril 2008 sur Radio Mon Païs (90.1) – Toulouse (59mn)
Invitée :

  • Stéphanie Jacquemin, chercheur en Psychologie du Développement à l’Université de Toulouse le Mirail.

Quelques références :

  • Angel, S. (2004). La fratrie, des liens indestructibles. Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, 32 (1), 35-48.
  • Buisson, M. (2003). La fratrie, creuset des paradoxes, L’Harmattan, Paris
  • Camdessus, B. (dir.) (1998). La fratrie méconnue, ESF, Paris.
  • Meynckens-Fourez, M. (1999). La fratrie, le point de vue éco-systémique, in TILMANS-OSTYN E. & MEYNCKENS-FOUREZ M. : Les ressources de la fratrie (pp. 37-68),
  • Rufo Marcel. (2002). Frères et soeurs, une maladie d’amour, Fayard, Paris.
  • Scelles, R. (1998) : Fratrie et handicap. L’Harmattan, Paris.
  • Scelles, R. (2004b). La fratrie comme ressource. Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, 32(1), 105-123.
  • Sulloway, F.J. (1999). Les enfants rebelles. Odile Jacob, Paris.